
Les plis de rideaux — qu’on appelle aussi « têtes » — font parfois hésiter. On entend froncé, flamand, vague, œillets, pli creux… et les images se bousculent. Chez Atlantique Interiors (Magasin BOUCHARA à Saint-Nazaire), on voit surtout des pièces de vie qui réclament un tombé net, une manipulation facile et un résultat cohérent avec votre tringle choisie. L’objectif de ce guide : traduire ce vocabulaire en gestes concrets, pour que vous sachiez quoi demander et pourquoi.
Commencer par le résultat, pas par la technique
Imaginez la pièce quand les rideaux sont tirés. Vous voulez une ligne très droite, presque “hôtelière” ? Un tombé souple qui adoucit la lumière de l’Atlantique à La Baule ? Un rendu plus graphique pour un séjour guérandais aux volumes marqués ? Le pli de rideau n’est pas un détail : il oriente le style, la consommation de tissu et la compatibilité avec la tringle ou le rail.
Trois critères se répondent en permanence : le rendu visuel (droit, structuré, vaporeux), le comportement du tissu (voilage, lin lavé, velours, occultant) et le support (barre décorative ou rail). Les projets près de la côte — Pornichet, Saint-Brévin — gagnent souvent à passer sur rail alu laqué, fiable dans le temps avec les embruns. On en parle, on teste, et on choisit.
Les familles de têtes, expliquées simplement
// Tête froncée
La tête froncée (ruban fronceur) crée une ondulation régulière et souple. Le principe : une bande cousue en tête, des fils que l’on tire pour répartir le volume. L’allure est polyvalente, un peu mousseuse si on fronce beaucoup. C’est idéal pour voilages, cotons, lins moyens. Côté métrage, on parle de coefficient de fronce autour de 1,8 à 2,5. Dit autrement : pour 3 m à couvrir, on prévoit 5,4 à 7 m de largeur cumulée avant confection (hors raccords et ourlets). On garde la main sur la densité au montage, ce qui dépanne dans des ouvertures qui ne sont pas au millimètre.
// Plis flamands
Les plis flamands structurent la tête avec des pinces cousues. Le double reste très net, facile à vivre ; le triple marque davantage et convient aux grandes hauteurs. Le tombé est précis, vertical, presque architectural. Les tissus qui ont du corps adorent : velours, lainages, jacquards, lins lourds. La contrepartie, c’est un coefficient plus généreux : environ 2 à 2,5 pour le double, 2,2 à 2,6 pour le triple. Le résultat tient remarquablement dans le temps — un vrai plus pour un salon guindé à Guérande ou une salle à manger à Montoir.
// Plis plat et creux
Le pli plat et le pli creux jouent la sobriété graphique. Devant, la tête reste lisse ; le volume se cache à l’arrière (pli plat) ou s’ouvre en creux. Sur des tissus de grammage moyen à soutenu, on obtient des pans réguliers, bien verticaux, sans emphase excessive. Le coefficient tourne autour de 2 à 2,2. C’est une bonne voie quand on veut du rythme sans surcharge en tête.
// Rideaux à œillets
Les rideaux à œillets affichent de grands anneaux intégrés dans la tête et glissent sur une barre (pas sur rail). Le rideau forme des “U” réguliers, faciles à manipuler. On renforce la tête, on positionne l’œillet pour que l’ourlet ne frotte pas le sol, et on bénéficie d’un coefficient contenu, autour de 1,5 à 2. Pour une chambre à Trignac ou une résidence de vacances à Pornichet, la simplicité au quotidien est appréciable.
// Tête vague (wave)
La tête vague (Wave) dessine une ondulation très régulière grâce à un rail dédié et des glisseurs à pas fixe (un cordon liant les glisseurs à intervalle égal). Le rendu est droit, propre, presque minimal. Les voilages et tissus souples donnent le meilleur, mais un occultant léger fonctionne aussi. Le coefficient se situe entre 1.8 et 2. L’avantage pratique saute aux yeux : le rideau se “gare” en paquet compact et net, sans ventre, parfait pour de grandes baies vue mer à La Baule.
// Pattes, passants et nouettes
Enfin, les pattes, passants et nouettes posent une ambiance décontractée. On voit la barre, le rideau respire. Le lin lavé, les voiles de coton et les tissus souples y trouvent naturellement leur place. C’est simple, chaleureux, avec une glisse moins fluide qu’un œillet ou un rail, mais un charme indéniable dans une chambre douce à Saint-Brévin.
Un peu de chiffres, juste ce qu’il faut
Les chiffres aident à cadrer le budget et la densité. On les garde courts et clairs :
- Froncé : coefficient 1,8 à 2,5
- Flamand double : 2 à 2,5
- Flamand triple : 2,2 à 2,6
- Vague (Wave) : 1.7 à 2
- Œillets : 1,5 à 2
- Pli plat / pli creux : 2 à 2,2
Ces valeurs couvrent l’essentiel des cas. Elles n’intègrent pas encore les raccords de motifs, la laize et les ourlets, que nous calculons à l’atelier. Exemple tout simple : une baie de 3,60 m avec une tête vague à 2,2 demandera environ 7,92 m cumulés avant confection. Ce n’est pas une manie du chiffrier : c’est la garantie d’une ondulation régulière et d’une manipulation agréable.
Tringle ou rail : compatibilité à vérifier
Tous les plis ne vont pas partout. Un rappel rapide évite des retours en arrière.
- Rail + glisseurs : froncé, flamand, pli plat/creux, vague (avec rail spécifique).
- Barre décorative + anneaux : froncé, flamand, pli plat/creux, nouettes.
- Barre décorative sans anneaux : œillets, pattes, nouettes, tunnel.
Si vous hésitez entre barre et rail, pensez à l’usage. Grande baie exposée au vent ? Un rail discret glisse mieux dans la durée et supporte des tissus plus lourds. Barre apparente recherchée ? Les œillets et le flamand sur anneaux font un duo gagnant.
Détails qui comptent au quotidien
La hauteur de tête n’est pas esthétique uniquement. Bien placée, elle masque la mécanique et équilibre le tombé. La doublure change tout : protection UV, isolation, obscurcissement, main plus généreuse. Un flamand doublé garde sa ligne après entretien ; une tête vague retrouve son pas naturellement au remontage.
Côté sécurité, dans une chambre d’enfant, on évite les nouettes trop longues et on préfère une solution simple à manipuler : œillets sur barre bien posée, ou flamand sur rail stable. La tringlerie mérite, elle aussi, un vrai choix : un diamètre trop fin fléchit, des supports mal espacés fatiguent la barre, un rail sous-dimensionné accroche. On dimensionne proprement, on vérifie le poids des tissus, et on dort tranquille.
Digressions utiles (promis, elles servent la cause)
Les rideaux et stores travaillent très bien ensemble. Un store bateau filtrant gère les contre-jours en journée ; le rideau — flamand ou vague — prend le relais le soir avec un tombé généreux. Dans un séjour à Saint-Nazaire, ce duo permet de baisser la lumière sans assombrir. Autre détail qui change tout : l’embrasse. Une embrasse magnétique sur un velours flamand dégage la baie sans marquer le tissu. Enfin, un mot sur la longueur : au ras du sol pour l’épure ; un léger “cassant” d’1 à 2 cm donne une note cozy, notamment sur lin lavé.
Cas concrets autour de Saint-Nazaire
Dans un salon vue mer à La Baule, avec 3,40 m de large et un lin mélangé souple, la tête vague sur rail dédié donne un alignement impeccable, même quand le rideau est garé derrière le canapé. La lumière circule, les vagues restent régulières, la fenêtre respire.
Dans une maison de famille à Guérande, hauteur 2,80 m en velours, un flamand double sur barre + anneaux offre une présence feutrée et une sensation acoustique plus douce. On conserve la barre apparente, on choisit des anneaux adaptés au poids, et la pièce prend de l’assise.
Dans un appartement à Saint-Nazaire, chambre exposée, tissu occultant, des œillets sur barre noire mate simplifient la vie : ouverture/fermeture d’une main, entretien clair, budget tissu contenu. C’est direct, efficace, sans renoncer à une belle ligne.
Comment décider sans se perdre
Vous hésitez entre deux têtes ? Posez la question de l’usage avant tout. Rideau manœuvré matin et soir, grande largeur, besoin de silence de fonctionnement ? Le rail avec flamand ou vague tient la corde. Envie d’un geste simple et d’une barre visible ? Les œillets sont cohérents, surtout avec des tissus au joli tombé. Besoin d’un rendu doux et économique ? La tête froncée fait très bien le travail, surtout en voilage.
Astuce de terrain : regardez votre sol et vos meubles. Si la pièce est déjà très dessinée (carrelage à grands carreaux, canapé aux lignes fortes), un pli plat/creux ou un flamand calme le jeu. Si elle manque de rythme, la vague ou l’œillet apporte une respiration régulière.
Ce que l’atelier prend en charge
On vient prendre les cotes dans un rayon de 30 kilomètres autour de Saint Nazaire(De Pornic à La Turballe en passant par Saint-Nazaire, Trignac, Pornichet, La Baule, Savenay ou Pontchateau). On vous fait manipuler les systèmes en showroom — rails, barres, glisseurs, anneaux — avec des échantillons en vraie grandeur. On calcule les coefficients, les raccords, les laizes ; on propose la doublure adaptée (occultante, thermique si besoin) ; on confectionne et on pose. Et s’il faut ajuster après coup, on a un SAV simple : retouche, changement de rail, ajout d’une seconde couche.
En bref, pour garder le cap
- Le pli définit le style et la glisse ; il impacte le métrage.
- Vague = lignes nettes et régulières ; flamand = chic structuré et durable ; œillets = geste simple et barre visible ; froncé = souple et économique ; pli plat/creux = graphisme mesuré.
- On choisit en regardant la pièce, le tissu, et le support. Le reste, on s’en charge à l’atelier.
Passez nous voir à Saint-Nazaire : on aligne côte à côte vague, flamand, œillets et froncé. En cinq minutes de manipulation, on sait où vous voulez aller. Et vous repartez avec un devis clair et une planification claire.

